L’incroyable réponse d’une rédactrice de mode à une entreprise de fourrure

sairey

© animalter

 

Sairey Stemp, célèbre rédactrice en chef de la rubrique mode du magazine anglais Cosmopolitan, a reçu un mail d'une entreprise de fourrure animale. Elle leur a immédiatement répondu, en prenant soin de mettre PETA (association de défense des animaux) en copie de son mail.

 

Voici sa réponse :

« Je crains d'avoir été profondément contrariée par ce mail que vous m'adressez. Je pense que vous devriez vous renseigner sur la barbarie extrême des méthodes pratiquées par l'industrie de la fourrure animale. Je ne peux tolérer et ne tolèrerai jamais une industrie qui ne voit aucun inconvénient à torturer des animaux, à les dépecer vivants, à les électrocuter pour le simple fait d'utiliser leur peau au nom de la mode. »

« PETA peut vous fournir l'ensemble des éléments concernant cette industrie infiniment cruelle et inutile. Pour ma part, jamais je ne ferai la promotion de fourrure animale dans mes publications. »

 

S'adressant au magazine "Huffingtonpost UK Style", Sairey a déclaré :

« Je n'arrive pas à comprendre que des personnes puissent éprouver le besoin de porter de la fourrure animale. Franchement, c'est archaïque, n'a-t-on rien inventé de mieux depuis l'Homme de Néanderthal ? »

« L'industrie de la fourrure est l'une des industries les plus barbares, horribles, cruelles et sanglantes. Elle ne perdure que pour des raisons strictement financières. Si les consommateurs s'opposaient à l'achat ainsi qu'au port de vraie fourrure et si le milieu de la mode refusait de la cautionner, alors cette industrie cesserait immédiatement d'être viable sur le plan commercial et les fermes d'animaux à fourrure fermeraient. »

« J'ai honte de le dire mais la fourrure représente encore un poids très important dans le monde de la mode. Les jeunes designers, comme les plus reconnus, sont encouragés financièrement à recourir à la vraie fourrure dans leurs collections. Présentée comme gage de luxe, elle n'est pour moi qu'une obscénité. »

« C'est parce que je sais d'où vient la fourrure et comment les animaux sont battus, électrocutés puis dépecés à vif que je ne photographierai et ne publierai jamais de fourrure dans mes rubriques. Si toute personne portant de la fourrure pouvait voir les images de cet animal innocent en train d'être torturé, nul doute qu'elle y réfléchirait à deux fois et condamnerait ces pratiques écœurantes. »

 

Sairey est loin d'être un cas isolé. À l'instar des deux icônes anglaises que sont Stella McCartney et Vivienne Westwood, ou encore de jeunes talents tel que Vika Gazinskaya, de nombreux designers refusent désormais le recours à la vraie fourrure.

Le succès des marques à fausse fourrure comme Shrimps, Helen Moore et Charlotte Simone, démontre également que le public anglais est désireux de trouver des alternatives à la vraie fourrure.

shrimps

 

Mimi Bekhechi, Directeur de PETA, a indiqué pour sa part : « Peta reçoit tous les jours des messages de consommateurs avant-gardistes qui ne veulent rien avoir à faire avec une industrie qui matraque, électrocute et dépèce des animaux vivants pour, au final, toujours voir ces mêmes manteaux ringards d'hommes des cavernes.

« Quand on sait que la grande majorité des consommateurs britanniques n'oserait même pas toucher de la vraie fourrure avec un bâton de 3 mètres, pas étonnant que les stratagèmes déployés par cette industrie de la honte tombent à l'eau. »

 

Référence
Article du Huffingtonpost UK, le 5 février 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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